Oui, ça on avait remarqué, que tu ne voulais entendre aucun, que tu ne voulais pas entendre de, que tu refuses que les femmes disent que ; au fond ce qui te ferait plaisir, c’est qu’on ferme bien toutes nos gueules.
« Et moi je ne veux entendre aucun argument de moyens », dans l’affaire Lyhanna – E. Macron, vendredi 5 juin 2026
Après Les Ravagé(e)s en 2016 et Les Hordes invisibles (2018), Alex et Marco reviennent soupirer et manger des pâtes au pesto sur votre table de nuit. (En vrai je ne sais pas si je recommande de manger des pâtes au pesto au lit ? )(Attendez, si, en fait, c’est une excellente idée puisque cela permet de combiner deux choses qui sont tout de même supposées apporter la joie : les pâtes au pesto et le lit).
Dans sa chronologie, Les Ogres suit Les Hordes invisiblesde près, puisqu’il avait été écrit dans la foulée, puis refusé, et qu’il était resté dans les limbes. C’est compliqué de faire publier par une maison d’édition le 3ème tome d’une série, surtout si la maison d’édition d’origine conserve les droits des deux premiers. Mais parfois des femmes supères croisent ma route et il s’avère que mon agente et la directrice éditoriale de Points en font partie, et en route pour l’aventure, on a dépoussiéré tout ça (plusieurs fois), et surtout on s’est assurées que ce 3ème tome tenait tout seul sur ses petites pattes.
Et le voilà, joli et lustré, sorti depuis hier le 12 juin, à moins de 10euros et ça, dans la France à Macron comme on dit (en ravalant son ulcère), c’est pas mal.
Bien sûr, si vous cherchez une recommandation, en bonne psychorigide j’aurais une légère préférence pour : tout lire dans l’ordre et #DarmaninDémission, mais en vrai vous faites tout bien quand vous voulez.
Je me permets également de rappeler que la loi sur le prix unique du livre fait que vous ne le payerez pas plus cher en librairie, au contraire, et qu’ici via Place des libraires et ici via Les Libraires, par exemple, vous devriez pouvoir repérer une librairie pas trop loin qui pourra vous le commander, parfois même du jour au lendemain.
On m’invite pour en parler, des collégiennes et collégiens le lisent – et pas que. Sans le vouloir je suis en train de construire une petite trilogie sur le harcèlement : La Sans-Visage et les témoins, Sainte-Marie-des-Haines-Infinies et les victimes, et je travaille à un scénario de BD sur le rôle tenu dans tout ça par les bourreaux, ahlala, le temps passe vite quand on s’amuse.
On me demande des réponses, aussi, sur le harcèlement. Je n’en ai pas. A part qu’une des seules solutions identifiées clairement, c’est de briser l’entre-soi, celui de l’âge souvent, avec davantage de pion.nes, d’ateliers, de prof, et ça ça veut dire quoi ? Qu’il faut du fric, du fric, du fric, pour l’école publique. (Un pas en vanta, trois pas en arrière.)
A part que l’école n’est à l’abri de rien, qu’y vit la même société qu’à l’extérieur, en plus brouillon et plus franc à la fois, en plus cruel et plus hésitant. Et que ce n’est pas l’uniforme qui changera quoi que ce soit : les enfants savent très bien, qui est riche, qui est pauvre, qui a confiance, qui doute. Il y a toujours un défaut sur lequel appuyer – parfois le même qui quelques années fera qu’on vous trouvera drôle, charmant.e, irrésistible.
Je parle à des classes et potentiellement, à des harceleur.euses, à des harcelé.es. Parfois il ne s’agit pas de potentiel, les profs me préviennent, en amont, me disent « c’est bien que vous veniez, c’est une classe où il y a beaucoup de tensions, et des dynamiques de harcèlement oui, on surveille, on essaye, mais c’est dur », c’est dur parce que les profs sont à bout, qu’iels ne peuvent pas tout voir, tout savoir.
Et j’accueille les élèves et je les scrute et je leur souris et je sais que je parle à des gens qui souffrent et des gens qui font souffrir, même si la limite est parfois si ténue, inexistante même.
Et je ne sais pas qui est qui, jamais. Parce que ce n’est pas écrit sur leurs têtes, jamais. Après il y a des questions, des échanges, des voix, des mouvements, des corps qui se tiennent de telle ou telle manière et parfois je distingue, un peu, les coups de coudes, les dos voûtés, les têtes basses. Et je me dis, « ah peut-être, elle, lui, le petit groupe là, au fond, à gauche, à droite ».
Et puis je sors du collège, vraiment l’endroit sur Terre où je m’étais promis de ne jamais, jamais refoutre les pieds, et je respire et je me dis, « attends mais tu t’en vas quand tu veux, t’es grande maintenant ». Parce que comme tout le reste, le collège à un moment ça s’arrête, c’est fini. Et ça je le dis aux enfants, aussi. Le collège, ça dure toujours et ça dure rien. Chaque journée est infinie et invariablement s’achève. Quoi qu’on fasse. Un jour c’est terminé. On se dit « oh la vache, combien de temps ? » et on compte, 5, 10, 15, 30 ans.
On on ne compte plus jamais.
Sur ce, je vais regarder des dessins animés en mangeant des Dragibus, parce que je suis adulte et que personne peut m’empêcher.
Chez PKJ dans la collection S.F Fantasy- Science fiction – Date de parution : 13/03/2025
« Vous n’avez pas peur, seules dans ce hameau, sans personne ? »
Mila a 15 ans. Depuis la Rétractation, elle vit avec sa mère et les autres femmes du Hameau. Cette communauté de femmes, solidaire et isolée se pensait à l’abri de la violence et de la folie qui ont ravagé le monde d’Avant. Mais le Hameau est menacé, et Mila va devoir laisser parler sa vraie nature…
Avec un gros dinosaure. Parce qu’il était impossible de terminer cette série sans faire une histoire avec un gros dinosaure. Photo non contractuelle, le vrai le vert est plus vert, c’est un très beau vert.
Le 17 août 2023 (le temps passe vite) est sorti le 5ème et dernier (je n’ai pas fini de couiner) tome des aventures de Camille et de Mamie.
Comme je suis flemmasse, je pique le résumé de Nathan.
Une nouvelle aventure de Camille, l’apprentie détective !
Des mystères bien mystérieux ? Camille, 10 ans, et sa mamie-fantôme ont l’habitude d’en résoudre !
Direction le Museum d’Histoire naturelle pour la classe de Camille ! Répartis en plusieurs petits groupes, les élèves sont invités à participer à une chasse au trésor au sein du musée. Et celui de Camille, déterminé à gagner, va s’aventurer dans un espace interdit… Attention, danger !
Un roman d’aventures pour les enfants dès 9 ans
Mystère et Pyjamas-Chaussettes est encore sélectionné pour des prix, et même, parfois il les gagne ! Ça me rend très contente (je chouine quand même, parce que j’avais une super idée pour le 6ème tome, qui devait être le dernier. Mais on n’en vendait pas assez pour aller jusqu’au 6… la dure loi du commerce).
Camille et Mamie se sont encore fourrées dans une situation pleine de dangers, ohlala.
Le retour de Camille et sa mamie fantôme !
Camille, 10
ans, apprentie détective, chevalière en herbe et experte en fantômes, a
un problème : depuis qu’elle a vu en cachette un film d’horreur où une
sorcière se fait brûler, elle ne dort plus et ne pense qu’à cela. Elle
décide même de faire un exposé sur le sujet avec un petit groupe de sa
classe. Les rayons de la bibliothèque de la rue Rosa ne manquent pas de
livres sur les sorcières… D’ailleurs, n’y aurait-il pas une sorcière
dans la bibliothèque ? Camille a senti une présence…